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« Je suis à deux doigts du burn-out », « ce n’est plus de l’éducatif que l’on nous demande de faire mais du gardiennage », « nous aimons notre métier mais parfois, nous avons l’impression d’être maltraitants avec les résidents », « la direction minimise systématiquement les problèmes que l’on fait remonter ». Voilà quelques phrases qui résument le le ras-le-bol des employés de l’Institut médico-éducatif Docteur Louis Le Guillant, à Villejuif

« La direction nous applique un management comme si nous étions une entreprise, en totale contradiction avec le projet associatif qui défend un accompagnement individuel et adapté. Il y a un poste de psychologue gelé depuis deux ans. Les absences ne font pas l’objet de remplacement. La part des CDI dans les effectifs se réduit avec les départs en retraite au profit de CDD et d’un turn-over constant. Du coup, nous tentons de nous serrer les coudes mais nous constatons que les choix de la direction ne nous permettent pas d’accorder aux résidents la bienveillance et la sécurité que nous nous devrions de leur prodiguer », énumère Linda Alleaume, déléguée syndicale CGT.

« La direction souhaite aussi nous imposer sa propre interprétation de notre convention collective. Alors que nous avons le droit  à 20 minutes de pause toutes les 6 heures. Elle veut que ces 20 minutes ne soient plus rémunérées. Il y a également des problèmes sur les récupérations, notamment après avoir travaillé les jours fériés », explique Marie-Noëlle, qui siège au CHSCT.

« Regardez les douches, il y a des moisissures, la ventilation ne fonctionne pas, les filles n’ont pas de lunette sur leur WC. C’est nous qui avons meublé cette salle avec de la récupération. Nous devons trouver des alternatives parce que toute demande auprès de la direction prend beaucoup trop de temps, quand elles ne font pas l’objet d’un refus », pointe  l’une des éducatrice.

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Ces quelques témoignages rapportés par 94 citoyens suffiraient à eux seuls à expliquer l’ampleur de la mobilisation qui a rassemblée ce Mercredi 25 Octobre les personnels de toutes les Maisons d’accueil du département et aussi la détermination qui s’exprime par la reconduction et l’extension de la grève et des occupations

Devant le siège de l’ARS, alors qu’une délégation attend d’être reçue, les prises de parole des délégués syndicaux et les témoignages  recueillis confirment la souffrance, la colère et la détermination de toutes et tous

Mimouna, déléguée CGT de la MAS de Bonneuil raconte comment la grève a démarrée de manière spontanée et aussi comment les personnels ont fait barrage à une tentative d’intrusion menée par la direction

Nicolas, délégué CGT de la MAS d’Alfortville, exprime avec force l’indignation de tous devant l’ordre de réquisition donné par le Préfet, envoyant la police chercher les personnes à leur domicile, comme s’ils étaient des bandits

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D’autres encore, comme ces personnels des IME racontent les conséquences dramatiques de plusieurs années d’asphyxie financière

Centre par centre, les revendications sont précises, ici pour la création des postes nécessaires à l’accueil dans la dignité des résidents, là contre la remise en cause des conventions collectives et pour le maintien des jours de congé.

Partout la même description de la vétusté des locaux, des moyens insuffisants, des restrictions imposées sur les gants et les serviettes..

Cédric Quintin, secrétaire de l’UD CGT 94 , ainsi que 2 députées de la France insoumise prennent aussi la parole pour apporter leur soutien aux personnels mobilisés.

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Au lendemain de cette journée et comme résultat de la mobilisation, l’UD CGT 94publie sur son site le détail de ce qui a du être concédé par la direction de l’ APAJH

Après six jours de grève à la MAS de Bonneuil (Maison d’Accueil Spécialisé) et trois jours à la MAS Robert Séguy d’Alfortville avec le soutien actif des personnels des autres sites de l’APAJH 94, une réunion de négociation a permis aux grévistes d’obtenir satisfaction sur un certain nombre de points : 
 repos compensateur de jours fériés pour les personnels travaillant le dimanche. 
 état des stocks et matériels mis à disposition 
 rectification du calcul des heures supplémentaires 
 étude sur l’absentéisme 
 création de trois postes sur chacune des MAS 
 revalorisation des salaires 
 paiement des jours de grève

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Qui pourrait douter un instant qu’avec la mobilisation unie des travailleurs et des organisations syndicales, avec la revendication clairement formulée de retrait des ordonnances et d’abrogation de la Loi travail, Macron et ses ordonnances pourraient être balayés.

Alors que débute la discussion au Parlement du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018.avec au menu : les 30 % des dépenses d’assurance maladie estimées inutiles par la ministre de la santé dont 1,6 milliard d’euros d’économies dans les hôpitaux particulièrement visés ; l’universalité des allocations familiales et la suppression sur la fiche de paie des cotisations chômage et maladie pour les salariés du privé, remplacée par une hausse de la CSG, soit rien moins que la destruction de la sécurité sociale fondée sur le salaire différé.. Alors que le gouvernement annonce et confirme que les attaques les plus brutales vont être poursuivies, contre l demandeurs d’emplois qui seraient soumis au travail forcé. Alors que la Sécurité sociale est menacée dans son existence même;;Qui peut penser un seul instant qu’il y ait quoi que soit à négocier avec ce gouvernement tout entier au service des capitalistes ?

Le POID apporte tout son soutien à l’appel lancé par le mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Vé République

Unité pour en finir avec les ordonnances et toutes les mesures anti-ouvrières du gouvernement !

Unité pour chasser le gouvernement Macron-Philippe ! Unité pour rompre avec l’Union européenne et la VeRépublique !

Unité pour l’Assemblée constituante redonnant la parole au peuple et ouvrant la voie à un gouvernement de défense de la classe ouvrière et de la jeunesse !