Les nouvelles de Boissy Le bulletin mensuel du comité de Boissy du POID Décembre 2017

Il faut choisir ! L’éditorial d’André Yon

Les maires du Val-de-Marne viennent d’adopter à l’unanimité une motion contre la suppression du département au profit de la Métropole du Grand Paris. On prête en effet à Macron, président des riches et des banquiers, l’intention de le rayer de la carte en même temps que le 92 et le 93, façon de se débarrasser des services publics qu’il finance (76 crèches, RSA, remboursement de la moitié de la carte Imagine R,…).

Unité pour la défense des départements et des communes, « socle de la démocratie locale » !

On se réjouit que le maire de Boissy ait ainsi voté avec ses collègues. Au moment où s’élabore le budget 2018, quel sens aurait ce vote s’il ne se traduisait à Boissy par le fait que tous les postes soient maintenus et pourvus, que les services à la population soient renforcés sans hausse des tarifs ni des impôts, que les revendications des agents soient effectivement entendues ?

La direction de la Poste a supprimé la réunion où devait être étudiée l’exigence des Boisséens et des élus que soit maintenu, rue de Paris, un bureau de Poste de plein exercice…

Les parents d’élèves, eux, rejoignant les enseignants, viennent de se prononcer, à plus de 70%, pour qu’on en finisse avec la détestable réforme des rythmes scolaires et qu’on en revienne enfin à la semaine de 4 jours. Ceux du collège Dunois, avec les enseignants et les agents, leurs syndicats FO et SNES, exigent le maintien de leurs 3 contrats aidés.

La voie de la dislocation des services publics et des droits de la population, tracée par Maastricht, ou bien celle d’un gouvernement tourné vers la satisfaction des immenses besoins des habitants, il faut choisir ! Soumission à l’Union européenne ou démocratie !

Pour nous, c’est clair : unité pour chasser Macron ! Pas question d’attendre 2022 !

Assemblée mensuelle

du comité POID de Boissy

JEUDI 14 Décembre 20 H

Salle de la pinède de Boissy

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Grève à l’école Martine Soulié de Limeil-Brévannes, le point sur le retour à la semaine des 4 jours à Boissy.

Un enseignant donne son point de vue .

 

On a beaucoup parlé dans les médias de la grève à l’école Martine Soulié à Limeil Brévannes, peux-tu nous en dire plus ?

Effectivement, l’école était totalement fermée mardi dernier. Tous les collègues étaient en grève.

Comment et pourquoi s’est décidée la grève ?

C’est une grève spontanée « d’en bas ». Depuis plusieurs années, un certain nombre de nos élèves ont besoin de soins particuliers qui ne peuvent leur être offerts que dans des établissements spécialisés. Au lieu de les aider, l’Education Nationale les laisse dans les classes sous le prétexte qu’ils auraient le droit à être dans des classes ordinaires. Mais c’est comme dire à un malade qui se présente à l’hôpital pour y être soigné qu’il a le droit de rentrer chez lui !

Du coup, ces élèves fragiles perturbent énormément le fonctionnement de l’école. Et c’est assez logique. Quand un élève n’est plus en mesure de suivre le programme, il a plusieurs choix : soit il décroche en silence, soit il explose. Dans les deux cas c’est dramatique. Pour lui, ses parents et ses professeurs. Je précise qu’il ne s’agit pas de difficultés ordinaires mais de véritables handicaps reconnus.

Après un énième iincident, une énième alerte envoyée à notre hiérarchie, nous avons décidé d’arrêter le travail.

Avez-vous été entendu ?

Nous avons été reçus le lundi matin, veille de la grève, à l’Inspection du Val-de-Marne. A la sortie, le sentiment était mitigé. Oui, nos responsables ont bien entendu les difficultés de l’école et nos revendications (des établissements spécialisés et des soins particuliers pour ceux de nos élèves qui en ont besoin) mais rien de certain n’a été décidé. La demande de placement de nos élèves en établissement spécialisé va être priorisée oui, mais aujourd’hui ils n’ont toujours rien. C’est pour cela que nous avons maintenu notre grève le lendemain.

Ce problème est spécifique à cette école ?

Non, c’est un problème qui peut toucher et qui touche toutes les écoles. Depuis des années, au nom de l’égalité des chances, les élèves qui ont un handicap sont d’office dans les classes banales et toutes les structures qui pourraient vraiment les aider sont fermées. Pour nous c’est un vrai abandon et c’est très difficile à vivre pour nous enseignants. C’est difficile deux fois : au quotidien parce qu’on ne peut plus faire la classe et ensuite parce qu’on se demande ce que vont devenir ces élèves. C’est aussi pour eux qu’on a fait grève.

Pourquoi y a-t-il si peu de places en établissement spécialisés ?

L’argent. C’est comme pour les classes spécialisées, les « responsables » politiques estiment que cela coûte trop cher. Ce n’est pas notre avis, ni celui des familles. Beaucoup de parents nous ont soutenus lors de la grève. C’est un problème national, et il faudra bien plus que la grève d’une école pour le régler.

As-tu des informations concernant le retour à la semaine de 4 jours à Boissy-Saint-Léger ?

Ça semble bien parti : les conseils d’école se sont tenus en novembre et la grande majorité a voté un avis pour le retour au 4 jours. La mairie a organisé une consultation et plus de 70% des parents sont aussi pour les 4 jours.

C’est donc acté ?

Pas encore, et on reste méfiants. L’expérience nous a montré que les paroles ne sont pas des actes. Le conseil municipal n’a encore rien voté. Nous attendons d’être reçus officiellement avec mon syndicat par la mairie.

Pourquoi les enseignants sont-ils pour le retour aux 4 jours ?

C’est déjà une question de défense du caractère national de l’école : nous voulons les 4 jours pour toutes les écoles, pas seulement à Boissy. Sur le principe, nous ne voulons pas que ce soit une municipalité qui décide de nos horaires. Or la tendance est à la prépondérance des choix locaux sur le caractère national de l’enseignement. C’est extrêmement dangereux. Nous voulons que nos élèves, qu’ils habitent à Vincennes ou Boissy, aient les mêmes droits. Ce combat sur les rythmes scolaires rejoint le combat des professeurs des lycées qui défendent le bac pour qu’il reste un diplôme national et anonyme.

Ensuite, on a bien vu, la coupure du mercredi est bénéfique. Pour les élèves évidement, mais aussi pour nous. C’est une journée qui permet de préparer sereinement la classe pour la fin de semaine. A Limeil, les écoles sont revenues à 4 jours et ça n’a plus rien à voir. Le mardi soir, on peut souffler un peu.

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Jean-Pierre,  ouvrier dans une entreprise du secteur de la métallurgie,  dans la région parisienne.  ( Première partie )

Question: Pour toi, quels sont la logique et le but des ordonnances de Macron?

Jean Pierre: Pour faire passer ses ordonnances, Macron nous présente une vision très particulière du monde du travail. Pour lui l’entreprise est en quelque sorte,  un bien commun aux salariés et aux patrons, tout le monde ayant les mêmes intérêts. Il faudrait que tous aillent dans le même sens , plus de flexibilité,  plus de précarité,  plus d’arbitraire aussi avec les ordonnances consacrées au licenciement.
Il joue sur l’affectif,  pas sur la réalité.  Évidemment,  dans une entreprise,  il y a des moments sympas et agréables, on y rencontre des collègues avec qui on aime travailler,  avec qui on s’entend bien. On peut avoir un travail intéressant, pas désagréable et y être attaché. Le gouvernement joue de ce côté affectif, de l’attachement que des salariés peuvent avoir pour leur environnement de travail pour faire passer toutes ses réformes.  Pour résumer, il faudrait penser que salariés,  actionnaires,  dirigeants de l’entreprise X ont un intérêt commun, forment une communauté.  On voudrait nous le faire croire.

Je ne travaille pas dans MON entreprise,  mais chez mon employeur. Quand on parle de droit du travail, on parle d’une relation entre un employeur et un salarié,  On n’est pas dans une relation amicale avec des personnes qu’on a plaisir à retrouver tous les jours.
Quand on parle de droit du travail, c’est dans le cadre de l’organisation économique de la société. Les ordonnances n’ont qu’un seul but, c’est d’améliorer les marges et les profits des entreprises, qui sont en baisse. La plupart des coûts sont déjà bien optimisés (achats, sous traitance, transports, fonctionnement, flux tendu, etc), il faut maintenant diminuer au maximum le coût de la main d’œuvre, salaires mais aussi tout ce qui relève des acquis sociaux, Tout cela pour que les entreprises améliorent leurs résultats. Le but n’est pas de faire diminuer le chômage. Les intérêts des travailleurs ne sont pas ceux des actionnaires…. La suite dans le prochain numéro des Nouvelles

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La conclusion de l’appel adopté par les délégués

Rien ne doit s’opposer à ce que se réalise

l’unité pour chasser le gouvernement Macron-Philippe

Macron restera si les travailleurs et leurs organisations sont divisés. Aucun préalable ne doit être dressé sur la voie de l’unité ; la division doit être rejetée.

Rien ne doit s’opposer à ce que se réalise dans l’unité en 2018 une manifestation nationale pour dire :

Dehors le gouvernement Macron-Philippe et sa politique !

L’appel adopté et l’ensemble des documents sont disponibles sur mouvementpourlarupture.com

 

Assemblée ouverte du comité de Boissy pour l’unité

Mardi 19 Décembre 20 h

Salle de la pinède de Boissy

Venez nombreux

 

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