L’année qui s’achève ne laissera pas que de bons souvenirs aux travailleurs, aux jeunes, aux familles populaires.

Car Macron est au pouvoir. Le personnage est plutôt insignifiant, même s’il se gonfle de sa propre suffisance. Au point de prétendre, lors de sa déambulation télévisuelle du 17 décembre à l’Élysée, que son élection a « stupéfait le monde » : rien que ça !

Rejeté par 85 % des électeurs inscrits au premier tour, Macron met pourtant en œuvre le programme anti-ouvrier sur lequel il s’est présenté, et sans se heurter, jusqu’à présent du moins, à de réelles difficultés.

Situation aberrante : on la doit d’abord à la division orchestrée par ceux qui, avant l’élection, ont écarté toute candidature commune pour la défense des intérêts ouvriers et populaires contre l’Union européenne. On la doit ensuite au certificat de légitimité démocratique décerné par les mêmes à Macron entre les deux tours, au nom du danger Le Pen.

On la doit enfin à ce qui s’est passé depuis l’élection : le déchaînement de la division sur le plan politique entre les dirigeants de La France insoumise, du PCF et d’autres ; leur acharnement à respecter le calendrier électoral (et donc laisser Macron libre d’agir jusqu’en 2022) ; tandis que sur le plan syndical la participation des dirigeants à la « concertation » avec le gouvernement a interdit de dresser la nécessaire mobilisation ouvrière pour bloquer les ordonnances et contre-réformes. À quoi s’ajoute enfin que dans les municipalités, régions et départements les « majorités de gauche » critiquent l’asphyxie financière imposée par le gouvernement en application des directives de Bruxelles, mais s’y soumettent pourtant, et sabrent dans les services publics, suppriment des emplois, privatisent.

Qui paie les conséquences de cette situation ?

Les ordonnances sont un désastre, dont le seul objectif est de remettre en cause les droits arrachés par la lutte de classe depuis plus de cent cinquante ans. Dans le prolongement, le gouvernement a dans sa ligne de mire : le baccalauréat, la Sécurité sociale, les retraites, la formation professionnelle, l’assurance chômage, une longue liste de privatisations, de nouvelles remises en cause des libertés démocratiques et l’annonce des mesures les plus violentes contre les migrants chassés de leur pays par les guerres et le pillage des gouvernements capitalistes, celui de Macron en tête.

Décidément, 2017 ne laissera pas que de bons souvenirs.

Mais… tout de même… Tout ne se réduit pas à cette politique de division et de bousille en haut.

En bas, au plus profond de la classe ouvrière – ce journal en témoigne semaine après semaine –, les grèves se multiplient, de plus en plus nombreuses et déterminées, qui soudent l’unité des salariés et des syndicats sur les revendications. Dans nombre de cas, elles arrachent des reculs.

En bas, la solidarité populaire et ouvrière avec les migrants, comme l’illustre cette « cordée solidaire » de 300 guides de haute montagne dénonçant les dangers mortels qui guettent les migrants contraints de franchir les Alpes dans les pires conditions (lire page 8).

Jamais le fossé n’a été aussi grand entre l’acharnement de certains, en haut, à tout faire pour permettre à ce gouvernement d’aller jusqu’au bout de son œuvre destructrice, et la révolte qui grandit, en bas, et exige d’en finir avec Macron et sa politique.

Quelque chose mûrit en profondeur, qui puise aux meil- leures traditions du mouvement ouvrier et du combat pour les libertés et la démocratie. Quelque chose mûrit, qui verra la volonté d’unité et de rupture submerger la politique de division et d’accompagnement.

Cette issue politique, c’est celle de la lutte de classe unie balayant la Ve République et rompant avec l’Union européenne, celle du gouvernement ouvrier et de l’Assemblée constituante souveraine de reconquête des droits : c’est ce que nous pouvons souhaiter de meilleur à toutes et tous pour l’année qui vient.

Nous nous engageons à y contribuer. En plaçant plus que jamais cette Tribune des travailleurs au service du combat pour l’unité ouvrière pour chasser Macron, et au service de la construction du nécessaire parti ouvrier, outil de la défense de la cause ouvrière.

À toutes, à tous, nos meilleurs vœux.

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