bois lapoisse
13 MAI,, 19 Boisséens de toutes tendances avec des milliers de toute la France pour l’unité pour chasser Macron

 

Retraites, logement, école maternelle, agents communaux,…

L’offensive contre les retraites lancée par Macron, signe la volonté du gouvernement de s’en prendre à toutes les conquêtes sociales. Le POID de Boissy publie ici les contributions de deux enseignants syndicalistes concernant:

– le projet de « contre-réforme » de l’école maternelle

– la décision municipale de supprimer plusieurs postes d’animateurs. Les économies réalisées par la mairie relaient ainsi l’austérité gouvernementale à son niveau…

Nous reviendrons dans un prochain numéro sur le projet de loi logement, en cous de débat parlementaire, dit loi ELAN. Il ne peut déboucher que sur une aggravation de la crise du logement: davantage d’attente pour les demandeurs, une détérioration des logements sociaux actuels, une hausse des loyers pour beaucoup. Le POID de Boissy s’expliquera sur le sujet. 

Chaque semaine, la Tribune des travailleurs informe sur l’ensemble des coups portés par Macron mais aussi les initiatives de résistance. Personne ne peut, personne ne veut attendre 2022.

Au niveau national, le POID appelle toutes et tous à se regrouper autour de l’exigence du retrait du projet Macron sur les retraites.

POID BOISSY

Assemblée mensuelle

VENDREDI 22 JUIN 20 H

Salle de la pinède de Boissy

(derrière la piscine

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Aboonement été 10 euros pour 10 numéros

La refondation de l’école maternelle : elle sera tout sauf une école.

Mi-mars 2018, quelques jours avant les Assises de la Maternelle qui se sont déroulées les 27-28 mars, est publié sur le site France Stratégie (site ministériel strategie.gouv.fr) un rapport sur l’école maternelle intitulé  Un nouvel âge pour l’école maternelle ?

Comme dans tout rapport qui se veut de la tendance actuelle, sont mises en valeur les différences entre chaque pays de l’Union Européenne, illustrées par des graphismes. Ainsi on compare le nombre d’élèves par enseignant, le taux d’enfants préscolarisés à 4 ans, le budget par élève, le taux d’encadrement incluant les agents de service… tout cela pour aboutir à des changements en faveur d’une conformité européenne.

De cela, ressortent donc des préconisations :

Les professeurs des écoles en ligne de mire

En France, le corps enseignant est jugé « trop qualifié », recruté à BAC +5 et la formation ne répondrait pas aux besoins affectifs des jeunes enfants. S’il est vrai que la formation initiale est à améliorer, nous, enseignants, savons nous adapter aux besoins des âges de nos élèves ! On constate également que l’effectif de classe est le plus haut et pourtant le salaire reste particulièrement bas par rapport aux autres pays de l’Union Européenne.

Etrangement, lors des Assises, de tous les intervenants choisis sur l’Education, seule une enseignante issue d’une école d’application (écoles où exercent les maîtres formateurs) a été invitée à prendre la parole !

Actuellement, la formation des enseignants s’étend sur l’ensemble du primaire, un professeur des écoles a ainsi le choix d’enseigner en maternelle de la Petite Section à la Grande Section (tranche d’âge de 3 à 5 ans) ou en élémentaire du CP au CM2 (tranche d’âge de 6 à 11 ans) mais voilà que la maternelle rejoindrait un nouveau ministère prenant en charge également la petite enfance !

Le rapport propose une formation initiale distincte selon le ministère, d’un côté le personnel en charge des enfants de 1 à 6 ans qui continue d’être nommé dans le rapport « enseignant » et en élémentaire, les professeurs des écoles.

L’école maternelle ne serait plus du ressort de l’Education Nationale

Ainsi, si l’on poursuit les directives du rapport, l’objectif à long terme serait de « créer des structures accueillant les enfants de 1 à 5 ans » et de « confier la responsabilité de l’accueil des enfants de moins de 6 ans à un ministère unique » : non seulement l’école maternelle ne serait plus en continuité avec l’école élémentaire mais elle ne serait plus une école puisque de nouvelles structures prendront sa place !

Or, de nos jours, ce sont les collectivités qui sont chargées de mettre à disposition aux familles des structures d’accueil pour les premières années des enfants : crèches, haltes garderies, jardins d’enfants ou d’éveil… Encore une fois, les Assises de la Maternelle vont dans ce sens en mettant en valeur le rôle des Agents Territoriaux Spécialisés de l’Ecole Maternelle (ATSEM) qui assistent les enseignants dans les classes –pour ceux et celles qui ont la chance de disposer de cette aide réellement précieuse –en appelant à une formation plus poussée notamment en participant aux décisions pédagogiques avec éventuellement des formations communes aux enseignants… Ne soyons pas dupes, évidemment que leur métier doit être reconnu et valorisé, ils ont un rôle éducatif évident auprès des élèves mais l’objectif à long terme est bien de devenir les seuls personnels encadrant des 3-5 ans !

Enfin, le Président de la République a annoncé la scolarisation obligatoire dès 3 ans à cette même période… cela paraît évidemment partir d’un bon sentiment si l’on ne constatait pas déjà que plus de 90% des enfants sont scolarisés dès cet âge. Alors à qui cela profite ?

Les collectivités sont chargées de la maintenance des locaux et du matériel des écoles publiques et des écoles élémentaires du privé sous contrat. En rendant obligatoire la scolarisation des enfants de 3 ans, elles auront également à charge l’entretien des écoles maternelles dans le privé… A long terme, les collectivités auront en charge toute l’organisation de l’accueil des enfants avant 6 ans et devront financer les écoles autant dans le secteur public que le secteur privé.

En résumé, nous assistons ouvertement au processus de territorialisation de l’école maternelle française qui ne sera plus une école mais une structure éducative propre à chaque collectivité, perdant ainsi sa spécificité d’élever les enfants en suivant des programmes éducatifs nationaux, en continuité avec l’élémentaire.

       B, professeur des écoles en classe maternelle, syndicaliste

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Moins d’animateurs dans les écoles à la rentrée prochaine ?

La mairie de Boissy a pour projet de réduire le nombre d’animateurs à partir de la rentrée 2018. Le taux d’encadrement passerait alors de 18 à 25 enfants par adulte. Or leurs missions au sein des écoles sont aussi multiples qu’importantes : accueil des enfants le matin avant l’école, surveillance du réfectoire et des récréations sur le temps de midi. Tout le monde comprend bien que si le nombre d’animateurs baissait, la qualité du travail fait serait moindre.

L’inquiétude est palpable dans les écoles REP (réseau éducation prioritaire) de la ville : « Je ne comprends pas la logique de la ville. Du fait de son classement REP, justifié par les difficultés sociales des familles, mon école bénéficie de la part de l’Education Nationale de plus de moyens. Le désengagement de la mairie de Boissy est d’autant plus incompréhensible » explique un enseignant d’une école de la Haie Griselle.

La sécurité des enfants est clairement engagée : « Nous avons 100 élèves qui mangent à la cantine. Nous aurons donc 4 animateurs. Comme nous avons deux services de cantines, 2 animateurs surveillent la cour tandis que 2 autres restent dans le réfectoire. Or ce dernier est divisé en deux salles. Que se passera-il si un problème survient ? Les élèves resteront sans animateur ? ». La question est d’autant plus préoccupante que les animateurs absents ne sont pas toujours remplacés.

Au sein des équipes d’animation, la mesure n’est pas acceptée. Année après année, les animateurs ont pu créer des liens de confiance avec les élèves, monter des projets. Le licenciement ou le non renouvellement des contrats d’animateurs mettrait à mal ce qui a patiemment été construit.

Le POID se prononce pour le maintien de tous les postes d’animateurs !

T, professeur des écoles, syndicaliste