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Le POID de Boissy appelle au rassemblement organisé dans l’unité samedi 3 novembre 11h devant le bureau de Poste de la rue de Paris pour l’annulation de la décision de fermeture prise par la direction de la Poste.

Tous nous savons que la population de Boissy a besoin de ses deux bureaux de poste. Aucun critère de rentabilité ne doit entrer en ligne de compte dès lors qu’il s’agit d’un service public.

La transformation en point-Poste chez un commerçant n’est qu’une forme de privatisation et de disparition du service public.

Le POID s’associe complètement à la dénonciation de la duplicité de la Poste qui, sous la responsabilité de son ministère de tutelle, a manigancé un véritable plan de sabotage des bureaux en réduisant les horaires et les services de manière à pouvoir ensuite proclamer qu’avec l’informatisation des communications, les usagers n’auraient plus besoin de leur bureau de proximité. La direction de la Poste frappe les postiers eux-mêmes dont elle cherche à supprimer les postes au détriment de leurs conditions de travail. Depuis le début, la concertation proposée par la Poste n’est qu’un leurre grossier . Fermetures, suppressions, privatisation, tout était déjà arrêté.

Les décisions du groupe La Poste ont été dictées, avec une parfaite continuité depuis les années 90, par tous les gouvernements successifs mettant en œuvre les directives postales de l’Union européenne. La baisse des dépenses publiques est devenue, ici comme ailleurs, la ligne directrice d’une politique toute consacrée à garantir les rendements des placements spéculatifs et assurer la progression des dividendes des actionnaires. La règle est le mépris des intérêts de la population. Il n’est pas un domaine qui ne soit épargné par l’offensive redoublée du gouvernement Macron-Philippe dans tous les domaines : il y a la Poste mais aussi les hôpitaux, les retraites, les EHPAD, l’Ecole, l’ensemble des services publics…

En Dordogne, dans les Hauts-de-Seine, dans le Val-de-Marne, partout, la population cherche à se dresser pour garder les bureaux de Poste et les tournées des facteurs ! Pas un département où l’indignation la conduise à se mobiliser, avec ses élus, lorsque le gouvernement lui arrache centre de sécurité sociale, gare, hôpital ou maternité. Cinquante maires du canton du Blanc, dans l’Indre, ont décroché les portraits du président de la République des murs de leur mairie avant de les brûler. La démocratie ne se laissera pas éternellement déposséder !

Certes, le gouvernement, calé dans les institutions de la Vème République, a refusé jusqu’ici de nous entendre. Mais, l’unité réalisée en un point pose la question de l’unité à réaliser partout. Le ras-le-bol est général. Le rassemblement de samedi matin à Boissy rejoint toutes les actions de rejet qui se multiplient et, d’une certaine manière, représente la volonté de l’immense majorité. Voilà pourquoi il est si important que nous ne lâchions pas, que nous refusions, envers et contre tout, la fermeture de notre bureau de Poste.

L’unité finira par l’emporter !