A lire dans les nouvelles de Boissy Reportage réalisé pour le journal La Tribune des travailleurs auprès d’enseignants syndicalistes du lycée G. Budé de Limeil-Brévannes

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Les nouvelles de Boissy

Le bulletin du comité de Boissy du POID

10 Décembre 2018 Numéro 88

L’éditorial d’André Yon

Violences contre les lycéens de Budé et d’ailleurs

Mais de quoi Macron a t-il peur ?

Aux lycéens qui ne veulent pas d’un baccalauréat par lycée, sans valeur nationale, et réclament le droit aux études supérieures de leur choix, Macron-Blanquer répondent par le mépris et une répression d’une brutalité insupportable (voir le reportage ci-après auprès d’enseignants et syndicalistes du lycée G. Budé).

Leurs enseignants étaient près d’un millier, avec leurs syndicats, FSU, FO, CGT et Sud, rejoints par des centaines d’élèves, rassemblés devant le rectorat de Créteil. Leurs revendications rejoignent totalement celles des lycéens :

– Abrogation de la réforme Blanquer du lycée,

– Le bac doit rester un diplôme national, non au contrôle continu,

– A bas Parcoursup,

– Aucune suppression de poste !

A la délégation qu’il a dû recevoir, le recteur n’a consenti aucune garantie pour la protection des élèves face à la répression policière et les inculpations. Il s’est défaussé sur « la justice de notre pays » à qui il demande de faire confiance, et aussi sur son ministre Blanquer.

C’est bien là-haut, au ministère, que tout se décide en effet. La délégation a donc appelé tous les participants (plusieurs dizaines de lycées des départements 94, 93 et 77) à aller en manifestation chez Blanquer mercredi 19 décembre prochain.

Le POID soumet à la discussion de ses adhérents un projet de programme d’action. Tous les travailleurs et les jeunes sont évidemment intéressés au mot d’ordre central d’une assemblée constituante : c’est au niveau du gouvernement qu’il faut faire porter le rapport de forces et la réalisation de l’unité. La rupture avec les institutions antidémocratiques de la Vème république et le joug de l’Union européenne apparaît aujourd’hui comme une nécessité incontournable.

N’est-ce pas aussi ce que chacun peut vérifier dans la bataille pour la réouverture du bureau de poste de la rue de Paris ?

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14 Décembre, 1000 lycéens, parents et professeurs, avec les syndicats  devant le Rectorat

Voilà ce dont nous discuterons jeudi 20 décembre à 20h salle de la Pinède (derrière la piscine).

Vous y êtes cordialement invités.

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Reportage réalisé pour le journal La Tribune des travailleurs auprès d’enseignants syndicalistes du lycée G. Budé de Limeil-Brévannes, Monica Kchir, SNES et Guy Durandal, SNFOLC dans le respect de l’indépendance des organisations syndicales.

Suite à notre AG (50 réunis) qui a beaucoup discuté, nos syndicats ont rédigé une motion pour résumer les conclusions et appeler à participer à ce rassemblement au rectorat(nous sommes une petite dizaine) et affirmer qu’élèves et professeurs ont les mêmes revendications (maintien du bac et des programmes nationaux, non à Parcoursup, non à la réforme Blanquer).

Nous sommes très surpris et effrayés de ce qui se passe.

La brutalité à l’égard des élèves nous a beaucoup choqués. Plusieurs d’entre eux ont été hospitalisés, l’un a perdu un doigt dans les bousculades, d’autres ont été piétinés, ont eu le visage tuméfié…Un élève a reçu une balle de flashball en plein visage, il est hospitalisé, le visage ouvert en plein milieu, il restera certainement défiguré. Pourquoi, mais pourquoi ? ! Les élèves ont jeté quelques pierres sans doute mais la disproportion est flagrante. Où est la responsabilité des adultes ? Qu’est-ce qu’ils ont à réagir comme ça avec les élèves ? Un collègue a été directement témoin d’une scène inadmissible : des élèves se dirigeaient vers lui pour aller à son cours. Ils devaient passer un barrage filtrant de policiers. Le collègue s’est avancé en disant : « Ne vous inquiétez pas, je les prends sous ma responsabilité ». « Tu dégages ! » lui a t-il été signifié brutalement. Les élèves avançaient les mains sur la tête comme cela leur avait été demandé. « Toi, donne tes papiers », « Pourquoi ? », répond le lycéen, immédiatement attrapé par le col et jeté la tête la première contre la barrière en grillage métallique ! C’est inadmissible, nous ne comprenons pas. J’ai été témoin direct. Qu’est-ce que je peux faire ?

Autre chose : l’administration a téléphoné à des agents de service un matin pour leur conseiller de ne pas venir travailler au lycée compte-tenu des tensions à la porte. Le lendemain, les collègues qui étaient restés chez eux se sont vus intimer l’ordre de rattraper la journée dont « on vous a fait cadeau hier ». Aucun respect de la parole donnée, le mépris le plus complet ! Nous avons immédiatement réagi, comme syndicats, mais on nous a d’abord contesté notre légitimité à conduire cette démarche : « Ne vous occupez pas des questions des agents, ce ne sont pas vos affaires ! Sortez !» Nous avons décidé de ne pas laisser passer.

Dans quel monde vit-on maintenant ? !

On ne sait ni quelles disciplines, ni quels postes seront supprimés ou maintenus en fonction du choix des spécialités par les élèves, ni d’ailleurs quelles spécialités seront proposées dans notre propre lycée. Il n’y a aucune concertation. Mais il est vrai qu’on n’a aucune envie de choisir qui verra son poste supprimé ! On ne sait même pas en fait s’ils seront en mesure de fonctionner avec des classes comme structure de base !

El Khomri , les ordonnances sont passées parce qu’il n’y a pas eu de soulèvement général organisé. C’est bien, ce rassemblement parti d’un lycée même s’il faut absolument que le mouvement rejoigne à un moment les syndicats. Oui, c’est comme ça qu’il faut faire. C’est bien que les sections académiques aient obtenu une audience du recteur aujourd’hui. Franchement, après les brutalités de la police, j’étais prête à me mettre en grève illimitée !

Plaintes des avocats contre les violences policières

15712244.jpg violences contre jeunes

Lors d’une conférence de presse, ces cinq avocats parisiens – William Bourdon, Ainoha Pascual, Chloé Chalot, Raphaël Kempf et Arié Alimi – ont annoncé le dépôt de plusieurs plaintes de victimes blessées ou mutilées par des tirs de grenade lors de ces journées.

« Nous avons décidé collectivement, au nom des personnes que nous représentons, de demander très officiellement au Premier ministre d’abroger le décret qui permet aux forces de l’ordre d’utiliser les grenades GLI-F4 », a déclaré Me Kempf, indiquant qu’un courrier lui serait envoyé « aujourd’hui ou demain ». 

« S’il refuse d’abroger le décret qui autorise les GLI-F4, nous attaquerons son refus devant le tribunal administratif. S’il ne répond pas, nous attaquerons également son absence de réponse devant le tribunal administratif pour obtenir judiciairement l’interdiction de ce type de grenade », a-t-il poursuivi.

Cantines scolaires de Boissy, nous attendons vos témoignages

Quelques témoignages déjà reçus, souvent contradictoires. Certains se plaignent de la qualité des repas et des portions insuffisantes pour les enfants et les adultes, d »autres trouvent au contraire ce jugement injuste …

Qu’en pensez-vous ?

Dans le prochain numéro des nouvelles nous publierons quelques uns de vos témoignages

 

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